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Le bateau est devenu une véritable ville flottante : les
ménagères baignent leurs bébés dans des bassines de plastique, de jeunes
marchands proposent des beignets fris, des poissons , ou des singes fumés
ou même de petits crocodiles.

C'est
cette Afrique que j'aime, qui nous saute au visage par ses couleurs ses
bruits et ses odeurs. Tout est exagéré : les vêtements, aux couleurs les
plus vives, les gens qui ne parlent pas, mais crient ; il règne constamment
un brouhaha indescriptible. Quant aux odeurs, qu'elles soient de fleurs,
de poisson ou d'épices elles agressent nos narines d'européens peu habitués
à une telle débauche.
la vie à bord.
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