Page d'accueil

|
Bons Plans en Afrique
|
Récits et Albums de voyage
|
Forum
|
Cadeaux
|
Ajouter aux favoriss

Lettre d'information :

 

Tu pars demain pour Kigali

Jeudi 1er Septembre, 11h30

  • Allô Jean Paul, tu es en vacances ?

  • J’aurais dû déjà y être, mais j’ai un peu de retard. C’est pour bientôt.

  • Tu souhaites toujours partir au Rwanda ?

  • Bien sûr !

  • Alors téléphone à Sophie à ce numéro, elle te mettra au courant, tu pars demain. 


Un mois plus tôt, en regardant à la télévision une émission sur le Rwanda, j’avais eu envie de participer, de témoigner. Je me suis souvenu d’un ami d’enfance, Jean Louis Machuron., qui avait créé depuis une association à but humanitaire. Je lui avais téléphoné et je l’avais rencontré :. "Un mois c’est court..." m’a-t’il dit, "nous recrutons pour des missions de trois mois minimum, six mois, voire plus. Mais on ne sait jamais, une opportunité peut se présenter, dépose un dossier." Je suis reparti sans trop d’illusions, mais j’avais tout de même déposé ma demande, fait renouveler mon passeport, mis à jour mes vaccins. Et puis, il m’a rappelé.... Merci Jean Louis. Vendredi 2 Septembre, j’ai obtenu l’accord de ma direction. Un peu inquiets, ils m’ont fait tout de même confiance. Je suis parti avec un grand sac de vêtements pour enfants.... Merci M. Clayeux. J’arrive par le TGV de 13 h. Je fais connaissance avec Sophie, 26 ans, débordante d'enthousiasme et de détermination : "Nous partons à 16h, il faut que tu ailles chercher ton visa à l’Ambassade du Rwanda, tu as tout juste le temps, je suis contente que tu sois venu".... Merci Sophie.


Dans l’avion qui nous emmène à Kigali, je lis le rapport d’évaluation qu’avait fait Sophie à la suite de son premier voyage au Rwanda : "La situation des enfants dans les camps de réfugiés est préoccupante, l’arrivée de la saison des pluies ne fera que rendre cette situation plus difficile voire dramatique." Il faut trouver des locaux, et les aménager pour accueillir les enfants.  C’est notre mission.


La guerre a détruit de nombreux bâtiments, mais il en reste un certain nombre en état qui ne retrouveront jamais leur fonction première (écoles, centres de soins, de formation etc.), la plupart, par manque d’argent. On peut obtenir l’autorisation d’utiliser ces bâtiments pour un projet comme le nôtre. Certes, tous ont été pillés, les équipements ont disparu dans la plupart des cas, et les installations électriques, sanitaires sont endommagées, mais c’est souvent la seule solution pour que ces bâtiments retrouvent une fonction. Sophie a visité dans la région de Gitarama, à une cinquantaine de km de Kigali, un hôpital qui ne sera sans doute pas réaménagé. C’est cet hôpital que nous projetons de réhabiliter en orphelinat.Dans son rapport, je découvre aussi quel sera mon rôle : logisticien.


webmaster@revafrique.com     .
Textes et photos JPW©