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Les belles histoires de John : histoire de Tchekroba

7 - Dibert

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Dibert, un des voisins du vieux tchekroba était lui devenu fameux dans le quartier, non pas à cause de la beauté de sa femme mais de ce que sa femme le battait quand elle le voulait.
Il y a chez l'homme cet instinct de suicide qui lui fait commettre des actes qu'il n'arrive plus à maîtriser. La femme de Dibert était grande, disons plus grande que son mari. Elle avait des biceps bien fournis, lorsqu'elle marchait on savait que c'était une femme de conviction. Aussi on se demandait au nom de quel diable le freluquet de Dibert avait pu accepter de nouer les liens avec cette machine flanquée d'un sexe féminin. Et comme si la seule présence de cette femme ne suffisait pas à tyranniser Dibert, la mère de la femme était venue habiter avec eux. Tout le monde disait que cette vieille était une sorcière.
Dibert était court, frêle. Ses mollets étaient bien développés et donnaient à ses jambes la forme des bouteilles de Jus d'or. Lorsqu'il marchait, son centre d'inertie se balançait à droite et à gauche. Il atteignait rarement la position d'équilibre. C'est que Dibert était un autre citoyen de Betadougou acquis à la promotion de la Bière. Le jour de l'inauguration de la brasserie "Solibra" Dibert et ses copains étaient ceux qui avaient aidé à rassurer le Directeur de l'entreprise qu'il avait bien fait de venir planter son usine à Bekounbedjai.
Dibert, où avait-il pu dénicher ce nom? Dibert à lui seul avait réussi à faire de ce nom le pire des noms à donner à un nouveau-né.
Dibert était constamment saoul. Il travaillait à l'hôpital et passait plus son temps à laver les cadavres et les linges des malades.
Lorsqu'il recevait sa paie à la fin du mois, Dibert l'allait gaspiller dans la boisson, aussi lorsqu'il rentrait chez sa femme il était non seulement ivre mais sans un sou. C'était donc à juste cause que sa femme le battait.

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La seule chose que la nature a donné à Dibert avec assez de bonté était son sexe. Il ne portait pas de dessous aussi la pesanteur faisant son travail, son "cinquième membre" s'était allongé et avait atteint une proportion impressionnante. On se demandait si c'était un gourdin pour punir toutes celles qui osaient se retrouver sous son contrôle ou si c'était un organe de procréation qu'il cachait dans son caleçon. Résumons que le pénis avait été donné à l'homme pour procréer et pour faire jouir un peu, et aussi pour pisser. Chez Dibert le sexe lui avait semble-t-il été donné comme pour faire la guerre, pour se défendre. Puisqu'il aimait se balader recouvert que d'un morceau de pagne, on pouvait voir de temps en temps ses intimités, et nous nous amusions à l'appeler kayaba!

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Un jour qu'il avait reçu sa paie, il poussa l'audace à aller chez une prostituée. Il y laissa toute sa paie, s'enivra avant de rentrer très tard à la maison. A Bouhoudji, depuis que Monsieur Germain s'était rendu fameux en répudiant sa femme pour aller épouser une prostituée, les maris avaient commencé à explorer les jardins de ces étrangères-là qui se livraient au plus vieux métier connu. Lorsque Dibert arriva chez lui ce matin-là aux environs de 3 heures, on entendit frapper à la porte.
"Nroubou, i conlaissou!" (La mère des enfants, ouvre la porte)
Nroubou, c'était ainsi qu'il appelait sa femme lorsqu'il voulait être charmant.
"Va dormir où tu es quitté" lui répondit Nroubou

L'alcool a ceci de merveilleux c'est qu'il rend tous ceux qu'il possède non seulement audacieux mais aussi téméraires. Il les rend même suicidaires.

"Je te dis d'ouvrir la porte"
"Je te dis d'aller dormir où tu es quitté"
"Ne m'énerve pas, Blinan";Blinan était le nom de sa femme.
Il commença donc à donner des coups à la porte. Blinan piqua une colère qui lui fit ouvrir la porte. Elle ramassa son mari pour le faire atterrir sous le petit palmier qui bordait la maison.
Tout en colère et décidé à ne pas se laisser faire, Dibert se releva, fonça vers sa femme. Elle l'accueillit avec une gifle qui l'envoya balancer contre le papayer.
"Tu veux me tuer, moi ton mari? depuis quand a-t-on vu une femme battre son mari? Tu es une sorcière, .... tu vas prendre tes bagages et partir au village... Sorcière..."
Dibert tenta de ramasser un pilon qui traînait par là, mais sa femme ne lui offrit pas ce luxe. Elle l'empoigna, le balança contre le mur, lui asséna une roulée de coups dans le dos. Dibert compris que sa vie était en danger, tout ivre qu'il était il réussit à s'échapper des griffes de sa femme pour fuir la concession qu'il avait bâtie de ses propres mains. Ce jour-là Dibert dormit à la belle étoile. Tôt le lendemain, il alla voir Johnny Bokelo pour plaider son cas auprès de sa femme pour lui permettre de rentrer à la maison.

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A bekounbedjai la vie apportait chaque jour quelque chose de nouveau!
Entre autre African Blalata dont la première femme partit se jeter dans les mains d'un autre homme décida de revenir rejoindre son foyer après 15 ans d'absence. Qu'est-ce que Blablata décide? Qu'arrive-t-il lorsque l'équipe des vieux décide d'affronter les jeunes pour un match de foot? Dibert est le gardien de but. Tout cela se passe à Betadougou, et à Betadougou la vie est excitante.
C'est encore là une phase des aventures de tchekroba.

John T

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Textes John Tra ©